Histoire de Stockfish

Pourquoi du Stockfish dans le Comté de Nice ?

Pietro Querini a quitté Venise le 25 avril 1431.
le 14 septembre 1431, passé le Cap Finisterre, une tempète brise le gouvernail.
Le Gulf Stream emporte le navire qui se désagrège petit à petit.
Des 68 hommes d'équipage, 11 survécurent. 
Jusqu’au 18 décembre 1431, pendant plus de cinq semaines, le navire dérive sans cesse plus au nord.
L’équipage, composé de presque 70 hommes, lutte contre des vents de plus en plus terribles.
C’est en plein Atlantique, au large de la Norvège, que Pietro Querini et son équipage décident
d’abandonner l’embarcation. Après plusieurs jours de dérive sur une petite chaloupe,
seize survivants finissent par débarquer sur une petite île de l’archipel des Lofoten (Sandøy) 
le 16 janvier 1432. Ils y passent plusieurs jours dans des conditions extrêmement difficiles, dans la neige et le froid, et très peu de vivres.
Ils sont finalement secourus par des pêcheurs des Lofoten qui accueillent les onze survivants pendant
plus de trois mois. Au mois de mai, ces derniers décident de repartir vers Venise, traversant la
Norvège et la Suède, puis rejoignant Londres pour certains. Ils atteindront finalement Venise entre
novembre 1432 et janvier 1433.
Le Stockfish, ce mets fabuleux arrive ainsi à Venise. 
Les nefs aux cales emplies d’étoffes, de fourrures et de stockfish, quittaient les ports hanséatiques
et rejoignaient, via Lisbonne, les comptoirs méditerranéens où génois et vénitiens adaptaient la morue
sèche à leurs habitudes alimentaires. Ce mets permettait également de longues traversées sans risques de malnutrition.

Connu dans cette zone d'influence de Venise, puis de Gènes, de Trieste à Nissa, il y est cuisiné de
différentes manières.
Dans le Comté de Nissa, ce poisson boucané au vent, au soleil et sous la neige, arrivait à
Villefranche sur Mer, dans ces navires qui repartaient avec Farine de Pois-Chiche et Huile d'Olive,
c'est toujours l'estocafic ...

Pourquoi du Stockfish dans le Lot et l'Aveyron ?

Avec la Marine à Vapeur, les Marchandises du Nord étaient débarquées à Bordeaux, tandis que le
charbon et la Fonte étaient chargées à Decazeville.
Les  bateliers empruntant le Lot, se faisaient quelques sous, en trempant à l'arrière de leur péniche le stockfish, jusquà Livinhac-le-haut, situé à 5 kms de Decazeville où travaillaint de nombreux Piémontais.
L'estofinado ou estofi, à base de stockfish émietté et de pommes de terre écrasées, (oeufs, crème et huile de noix)